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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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qu’on en peut juger par laposition de la main droite del’exécutant. Cet instrumentparait être le trigone, duquelPorphyre, dans son commen-taire sur les Harmoniques dePtolémée, dit que c'était aninstrument à trois côtés, dontles cordes étaient différentes enlongueur et en grosseur. Lors-que les cordes étaient percutées,dit-il (7r^r|TTd[ievoç), les plus pe-tites rendaient un son aigu, etles plus longues un son grave ( 1 ).

On voit que les cordes de cetinstrument étaient frappéeset non pincées; ce qui corres-pond à la figure placée sousles yeux des lecteurs ; car l’ins-trumentiste tient une baguetteau lieu d’un plectre, et lèvele bras, comme dans l’actionde la percussion.

M. G. Hawlinson voit dans cet instrument la harpe primitive (2), etM. C. Engel lui donne le nom d'asor assyrien (3). Il la considèrecomme identique au nebel des Hébreux. A ces assertions s’oppose d’a-bord ce qui a été rapporté tout à l’heure de la forme du nable ou nebelet du nombre de ses cordes. Le nebel avait douze cordes, et l’instru-ment assyrien dont il s’agit n’en a que neuf. J1 y a, d’ailleurs, d’autresautorités qui prouvent que le trigone, originaire de la Syrie, était lekinnor de la Bible ( V), appelé par les Grecs xtvûp* r ou xiwupa. Cemôme instrument s’était introduit en Égypte. Diodore de Sicile fait dela xivupcc une harpe triangulaire montée de neuf cordes, dont les

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(1) Cap. III, aptul Joh, Wallis op. mathern t. III, fol. 217.

(2) Ouvrage cité, t. II, p. 151.

(3) Ouvrage cité, p. 49.

(4) Cela sera démontré dans la partie de cette histoire relative à la musique des Hébreux.