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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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conservatoire de Bruxelles, de l’orcliestre de Berlin et de celui deSaint-Pétersbourg (la à 905 vibrations). Si un trou seulement estbouché, le son est mi; et si les deux trous sont ouverts, l’intonationest sol; en sorte que la série des sons est celle-ci :

U est remarquable que lorsque la tierce du premier son est forméeen bouchant le trou de la gauche, l’intervalle est à peu près juste ; maissi elle se produit en bouchant le trou de la droite, elle est plus bassed’un quart de ton, quoique les deux trous soient sur la même ligne,et, en apparence, d’un diamètre égal (1).

Il est de toute évidence qu’on ne peut tirer de ce grossier instru-ment aucune induction pour les éléments d’une tonalité. Les grandesharpes des monuments de Koyoundjek sont donc notre seule res-source pour atteindre à ce but, au moins avec quelque probabilité :nous y voyons l’indication de l’analogie qui a dû exister entre la to-nalité de la musique des Égyptiens et celle des peuples de la Méso-potamie; car, par les motifs présentés ;Y propos des harpes égyp-tiennes, les harpes assyriennes étaient, selon toute vraisemblance,accordées dans l’ordre de l’échelle chromatique. Dans cette échelle,sont contenus, comme on sait, les éléments de la gamme diatonique.Nous pouvons donc conclure de ces données que dans l’Assyrie, laClialdée, la Phénicie, à Ninive, Babylone et Tyr, la musique partici-pait des deux ordres chromatique et diatonique de la succession dessons, ainsi qu’il en était en Égypte.

Les chants des Kourdes et des Djézidis, populations asiatiques con-sidérées comme descendant des Clialdéens et des Assyriens, et quioccupent les mômes contrées, participent en effet de ces deux modesde succession des sons. Un habitant de l’Irak-Arabi, nommé Kasou-misi, qui était, je crois, de Bassora , travaillait, en 1807, à la sectiondes manuscrits de la Bibliothèque impériale de Paris. L’objet de sestravaux était la chiromancie, sur laquelle il faisait de nombreux ex-traits dans les manuscrits arabes. Je m’étais lié avec lui et lui de-mandais souvent de me faire entendre les chants de son pays, ce qu’il

(1) Cf. M. C. Engel, ouvrage cité, p. 75.