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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

CHAPITRE TROISIÈME.

QUEL A ÉTÉ LE CARACTÈRE DE LA MUSIQUE CHEZ LES ASSYRIENS, CHEZLES BABYLONIENS OU CIIALDÉENS ET CHEZ LES PHÉNICIENS.

Jusqu’au moment où ceci est écrit, on n’a découvert ni dans lesruines de Ninive, ni parmi les débris trouvés sur l’emplacement deBabylone, de flûte simple ou double qui pût fournir des données po-sitives concernant l’éclielle généraledes sons de l’ancienne musique del’Asie occidentale, comme cela s’estprésenté pour l’Égypte. 11 existe ce-pendant au musée de la Sociétéasiatique de Londres un instrumenten terre cuite, trouvé dans les rui-nes de Berz-Nemrod (le château deNemrod), suivant les Arabes, ou laprison de Nabuchodonosor, d’aprèsles Juifs. Quelques voyageurs ontcru retrouver dans ces restes les dé-bris de la tour de Babel ; d’autres yont vu les ruines du temple de Bé-lus. Quoi qu’il en soit, l’instrumentqu’on y a trouvé, quoique très-friable, peut être joué encore. C’estune sorte de flûte populaire, dontvoici la forme (fîg. 128) :

La longueur de cette sorte de sifflet est de neuf centimètres. L’ins-trument est bouché à son extrémité large ; un trou, servant à intro-duire le souffle dans le tube, est à l’autre extrémité. Une ouvertureoblongue et biseautée se trouve au-dessous de l'embouchure, et c’estsur le biseau de cette ouverture que la colonne d’air, repoussée parle fond bouché, vient se briser et forme l’intonation. L’instrument adeux trous parallèles destinés à être bouchés par les doigts. Lorsqueces trous sont bouchés , le son produit répond û ul du diapason du

Fi". 128.

LM- i