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HISTOIRE GÉNÉRALE
Chanson de fiançailles des Djézidis (1).
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Plus de trente couplets se chantent sans interruption sur cette mé-lodie : le chœur des hommes, à l’unisson, alterne avec celui desfemmes, également à l’unisson : ils sont accompagnés par un ou parplusieurs tambours de basque.
Les chants des descendants des Chaldéens et des Assyriens, placéssous les yeux des lecteurs, se distinguent en deux modes,principaux,l’un majeur, l’autre mineur, mais non tels qu’ils existent dans lamusique européenne moderne, car les différences qui les caractéri-sent ne permettent pas de les ranger dans la même catégorie.
Prenons, par exemple, le premier fragment de chant kourde : lapremière impression que nous sentons en le chantant est celle d’unmode mineur de la, qui commence et finit par la dominante, procé-dant deux fois vers la tonique par un acte de cadence, en descendantde quinte. Toutefois, si nous récapitulons tous les sons étrangers à cemode qui se produisent dans le cours de cette mélodie, nous y trou-verons l’échelle chromatique d’une octave qu’on voit ici :
A
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o- P #
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(1) Je suis redevable de la communication de cette mélodie à l’obligeance de M. de Flassy,qui fut attaché de l’ambassade française à Constantinople sous la restauration, et qui avaitparcouru une partie de la Turquie d’Asie.