DE LA MUSIQUE.
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ce qui, dans la musique européenne, ne constituerait pas un mode.Nous ne pouvons trouver d’analogue à ce mode d’origine clialdéenne
que dans l’échelle de la deuxième octave de la flûte antique de l’É-
gypte , sauf cette différence, qu’entre le premier tétracorde de cette
I
| il y a, d?,ns la flûte égyp-
et le second
flûte
tienne l’intervalle d’un ton, et que l’échelle'chromatique est celle-ci :
tandis que tous les demi-tons se trouvent réunis dans le chant kourde.Ce chant n’a d’analogue complet que dans le chant copte de Yalléluia
rapporté précédemment (page 205-207), et dont l’échelle est celle-ci :
$ T H’dH A g
Le mode du deuxième fragment de chant kourde est aussi mineur,avec une échelle chromatique dont le caractère est plagal, en cequ’elle commence à la quarte au-dessous de la tonique. Cette échelleest conforme à celle de la flûte égyptienne, car elle n’a pas de demi-ton entre le premier tétracorde et le second, ce qui pourrait fairecroire que le système de la flûte clialdéenne était analogue à celuide la flûte traversière de l’Égypte. Toutefois la mélodie kourde a unpeu moins d’étendue. La récapitulation des sons contenus'dans cettemélodie forme l’échelle suivante :
Les prêtres djézidis ont un autre mode mineur qui se voit dansle n° 4 des mélodies rapportées ci-dessus : ce chant commence et finitpar la tonique mi. Le mode est purement diatonique, et son échelleest ainsi construite :
Dans le chant des mêmes prêtres (n° 3), recueilli par M. Layard,
HIST. DE LA MUSIQUE. — T. I.