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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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ainsi que ce qui concerne leurs colonies, ne renferme rien de re-latif à la musique. Malheureusement aussi, toutes les explorationsdes ruines de la somptueuse ville de Tyr ont été infructueuses pourl’archéologie, et, chose remarquable, il en a été de même desrecherches tentées sur les ruines de Carthage. Quelques passages desprophéties d’Isaïe, quelques phrases d’auteurs grecs, sont les seulessources où l’on à pu puiser quelques renseignements, vagues et in-complets , sur les instruments de musique des Phéniciens, ainsi quesur l’usage qu’ils en faisaient dans leurs fêtes et cérémonies reli-gieuses.

A défaut de documents, nous devons encore recourir à l’induction,et, considérant la commune origine , la similitude d’organisation, etles rapports fréquents des grands peuples sémitiques qui occupèrentdans l’antiquité les vastes contrées de l’Asie occidentale, supposer avectoute vraisemblance qu’ils eurent des systèmes identiques de tonalité,un caractère analogue dans les mélodies ainsi que dans les ornementsdu chant, des instruments semblables, enfin l’emploi de ces élémentsde l’art dans des circonstances pareilles. Ce que nous enseignent lesmonuments pour la musique de l’Assyrie et de la Babylonie est doncaussi en réalité l’histoire de la musique dans la Phénicie, sauf cer-taines particularités de peu d'importance qui se font souvent remar-quer entre deux pays limitrophes.

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