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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

chez les Syriens, les Égyptiens, les Assyriens et les Babyloniens,enfin, la musique qui existe encore chez les Arabes i 1 ).

Nous avons déjà fait observer que la famille de Jacob, souche desHébreux, n’a pu porter la connaissance de la musique en Égypte, etque le peuple dont elle fut l’origine apprit au contraire des Égyptiensce qu’elle sut de cet art. Lorsque ce peuple fut établi dans la Judée,ses fréquentes relations avec la Syrie et la Phénicie durent faire intro-duire chez lui les instruments qui y étaient en usagé. Certains pas-sages de la Bible prouvent que les arts mécaniques étaient peu avan-cés chez les Israélites. Au temps de Saül, c’est-à-dire, après cinqcents ans de constitution en corps politique et de possession de laJudée, il ne se trouvait pas de forgeron chez eux, et l’on voit qu’ilsétaient obligés d’aller chez les Philistins, pour se procurer leurs ins-truments de labourage, dont ils faisaient des armes au besoin (2).Après six siècles de possession du pays, il n’y avait point parmi euxd’artiste capable d’exécuter les ouvrages en bronze dont Salomonvoulait orner le temple : on dut en faire venir de Tyr. Il parait doncvraisemblable qu’il y avait moins encore à Jérusalem de luthier pourfabriquer les instruments de musique, et que ceux qui y étaient enusage avaient été faits chez les nations voisines, dont l’industrie étaitplus florissante.

Plusieurs écrivains pensent qu’on pourrait retrouver quelquechose de l’ancienne musique des Hébreux dans le chant des psaumesen usage chez les Juifs modernes ; leur opinion est d’autant moinssoutenable, que ce chant n’est pas le même dans toutes les Synago-gues , et que les Israélites reconnaissent l’existence de rites divers.Certaines mélodies de leur liturgie ont à la vérité un caractère orien-tal et antique; mais on y remarque des variantes essentielles en cequi touche la tonalité, lorsqu’on fait la comparaison des versions por-tugaise , allemande, hollandaise et française avec les mêmes chants

(1) Cette vérité a été reconnue par SaalcluUz, et exprimée dans ce passage : a Wann wir« über den "NVerth der alten Hebraischen Musik einen einigcnnassen klaren Begriff erhalten« wollen, so haben wir zweierlei zutlnm : erstens das Verhaltniss zu bestimmeu, in welcliem« die Musik der alten Yôlkcr im Àlîgemeijien zu der unsers Jahrlumderts Stand und zweitens« wiederura desjenige Verhaltniss auszumitteln, welclie die Musik der Hebraer zu der der an-« dern alten Vôlker liatte. » Geschichte und JViirdigun% der Musik bel den Hebiaern, § 35,p. 46.

(2) Xiv, 19, 20, 21, 22.