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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

l’impossibilité d’expliquer, d’après les paroles du Talmud, quel fut lesystème de construction du magrepha.

§ III.

Instruments de percussion.

Le tambour est mentionné en plusieurs endroits de la Bible, et 'toujours dans des occasions solennelles. En général, il est placé entre

est thoph (=^,n), qui rappelle le

les mains des femmes (1). Son nom est thoph (sj'.n), qui rappelle lerfê /K^Jp) ( ^ es Arabes, connu en France sous le nom de tambour de

basque (2). Chez les Arabes, le tambour (deff) est composé d’un cer-ceau de bois léger, dont le diamètre est d’environ 28 centimètres etla hauteur de 5 centimètres. Une peau de chèvre ou de gazelle pré-parée est tendue et collée sur les bords du cerceau. Cinq ouverturessont pratiquées dans la courbe de celui-ci, pour y placer des disquesminces de métal, qui, jouant librement sur leur axe et s’entre-cho-quant, font entendre un cliquetis argentin lorsqu’on agite le tam-bour et lorsqu’on le frappe avec la main.

Il n’est pas certain que les premiers tambours des Hébreux aientété circulaires. Lorsque Moïse affranchit du joug des Égyptiens les des-cendants de Jacob, ceux-ci ne connaissaient pas d’autres instrumentsde musique que ceux de l’Egypte; or le tambour égyptien était un pa-rallélogramme allongé et légèrement déprimé sur les côtés longs (3).Les tambours que la prophétesse Marie et les autres femmes d’Israëltenaient à la main lorsque le peuple répétait le cantique de Moïse,après le passage delà mer Rouge, étaient vraisemblablement de cetteespèce. Après leur établissement dans la Judée, les Israélites durentadopter les tambours circulaires, dont l’usage antique est constaté

(1) Exode, XV, 20; I Samuel, X, 5; XVIII, G; II Samuel,VI, 5; Isaïe, V, 12, 24; VIII,30, 32; Jérémie, XXXI, 4; psaume CXLIX, 3 ; CL, 4; Job, XXI, 12.

(2) Golius fait remarquer que les deux mots hébreu et arabe ont la même origine et une signi-fication identique {Lexïc. arab., p. 480). Villoteau, qui copie Pfeiffer, dit que les Espagnols outreçu des Maures le nom arabe du tambour de basque, et qu’ils en ont fait adufe (Descriptionhist,, crit. et littér. des instram. de musique des Orientaux, III e partie, ch. II, art.*4). Il se peutqu’il soit ainsi nommé dans les anciennes provinces mauresques; mais il est appelé panderodans tout le reste de l’Esppgne.

(3) Voyez liv. I, ch. 5, § III ; de celle histoire.

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