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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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connaître aux Hébreux. La racine de ce mot est évidemment

T

(schalosch), trois; ce qui s’explique parce que le sistre avait trois barrestransversales qui résonnaient sous l’action de la percussion. Cetteracine a égaré Buxtorf, qui se persuada qu’il s’agissait d’un instru-ment à trois cordes, et qui, dans son lexique, explique le mot parpandura, instrumentum musicum trium chordarum ( 1 ). La même racinefait supposer à Saalcbütz que le schalischim était le triangle métal-lique de la musique moderne (2).

Comme le précédent instrument, le menandim , (3) n’est

cité qu’une fois dans la Bible (l). Les opinions sont très-diverses surla nature de cet instrument de musique : les talmudistes y voientle nom hébreu du sistre, parce que la racine est , secouer; ce-pendant les sistres dont les tiges transversales portaient des anneaux,qu’on secouait pour en tirer des sons, n’étaient qu’une espèce parti-culière. Les sistres à trois ou quatre jbarres transversales, qui réson- *naient par la percussion, sont d’un usage plus général dans les re-présentations des monuments de l’Égypte.

Le rabbin Hannasa, cité par Kircher, a donné du menandim unedescription de fantaisie, d’après laquelle le hardi jésuite en a dessinéune figure (5), laquelle consiste en une sorte de crécelle fort com-pliquée, aussi peu analogue au caractère des antiquités asiatiquesque les autres instruments imaginés par ce savant très-ingénieux,mais trop enclin au merveilleux et parfois au charlatanisme. Saal-cbütz croit que le menandim était une espèce de crotale, grelot ousonnette (6), qu’il compare aux croissants à timbres et chapeaux chi-nois, dont l’usage s’est conservé dans quelques corps de musiquemilitaire (7). La découverte faite dans les ruines deNinive d’un cliau-

(I) Pagnin dit aussi, au mot instrumenta musica, tribus iierris seu chordis con-

stantia, Cf. Thésaurus linguse sanctæ , seu Lexicon hehraïcum auctum et recognitum à J. Mer -cero. Lugd. 1577, in-fol.

(2 Ouvrage cité, p. 345.

(3) Pfeiffer et Saalchütz écrivent menaanim et Kircher minaynyhim.

(4) II Samuel, YI, 5.

(5) Loc. cit.

(6) Ouvrage cité, p. 445.

(7) Pfeiffer, sur les mots tseltseVun, mctsiloth, schalischim et menanaïm, fait preuve d’unegrande érudition qui nehrille ni par l’esprit de critique, ni par la connaissance vraie du sujet.Ainsi que dans toute sa dissertation, on y trouve un luxe accablant de citations, parmi lesquelleson chercherait en vain des conclusions précises. Sunt verha et voccs.

2 fi.

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