DE LA MUSIQUE.
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retourna le plus souvent; il finit par s’y établir, s’y maria etfut bientôt entouré de nombreux élèves qu’il initia à l’art dela poésie. Devenue célèbre, son école est considérée comme l’o-rigine de l’institution des maîtres chanteurs du quatorzième siècle,quoiqu’il n’existe aucun document dont on puisse conclure qu’il aitinstitué une corporation de ce genre, ou qu’il lui ait donné desrègles. Frauenlob mourut le 29 novembre 1318 : son décès fut undeuil pour toute la ville de Mayence et pour une partie de l’Alle-magne; les dames portèrent son corps depuis sa demeure jusqu’aulieu de sa sépulture.
Inférieur par l’imagination aux grands poètes Wolfram d’Eschen-bach et Walther de Vogelweide, Frauenlob reprend l’avantage parsa rare habileté dans la facture des vers, par la variété de ses rhytli-mes et par son érudition ; car ces chevaliers poètes, qui tiraient va-nité de ne savoir ni lire ni écrire, n’auraient pu soutenir de compa-raison avec lui sous ces rapports. Comme à toutes les grandes épo-ques de l’histoire de la poésie, le moyen âge allemand commençapar les œuvres de génie; puis vinrent celles de la science et de lacritique. Poète moraliste, sententieux et satirique, Frauenlob brillaparticulièrement dans les Sprache ou poèmes gnomiques : il yexprima d’une manière heureuse des idées simples et justes. Élevédans les traditions de l’Église, il porta dans les mélodies qui nousrestent de lui le caractère du chant choral, en y introduisant toute-fois des ornements. Pour en donner un spécimen, nous transcrivonsici le chant d’une strophe prise dans un de ses cantiques qui setrouve dans le manuscrit de Jéna (page 207, n° 108°).
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