88
HISTOIRE GÉNÉRALE
est absente comme de la plupart des mélodies du moyen âge ; maisleurs auteurs n’ont pas même cherché la variété dans la forme : saufcertains traits vocalisés qui se voient dans les finales, le caractère
général est celui qu’on retrouvera plus tard dans le choral protes-
tant. La bibliothèque royale de Berlin possède un recueil des chantsdes Meistersànger de Nuremberg avec les mélodies de quelques-uns ;la notation en est très-imparfaite ; un certain nombre n’a pas declef au commencement des portées ; on n’y trouve aucune indicationde temps, ce qui est absurde, puisqu’on y emploie le point de divi-sion. La valeur des notes y est aussi contraire à leur destination;c’est ainsi que toutes les notes sur lesquelles on place le point d’arrêtet même les notes finales sont des semi-brèves (1). Wagenseil, quia publié quelques-unes de ces mélodies, à la suite de son livre surles maîtres chanteurs (2), est beaucoup plus correct, ayant les clefs,les signes du ton et ceux du temps musical, bien qu’il n’ait pas faitles divisions par mesures ; enfin, il fait usage de valeurs régulièresdes notes. Pour faire connaître au lecteur le caractère et le style deces chants, nous en plaçons ici quelques-uns des principaux maîtreschanteurs du quatorzième siècle.
HENRI ERAl'ENLOB.
Nun a - ber war einBrun-nen da selbstan dem Ort, Auf wel - ches Pfort ;
-&—&•
ein gros - serSIein ge - le - get, don man dar von be-we - get,
wann viel Ilir-ten wa-ren bey sam • men, I)rum die - se auch ge - pfle
(1) Von der Hagen, ouvrage cité, p. 921 et suiv.
(2) De sacri Rom.Imperii Libéra civitate Norlbergensi commentatio, Accedit de Cermanivphonascorum Altdorfi IVoricorum , H>97, in-4°.