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DE LA MUSIQUE.
nenbeck, ce Hans Sachs, devenu plus tard chef de la corporation,n’y comptait pas moins de deux cent cinquante maîtres compagnonset apprentis en 1554. A Strasbourg, le magistrat renouvela les rè-glements et privilèges des Meistersànger par décret du 18 sep-tembre 1598.
11 existe dans la bibliothèque de la ville de Strasbourg, deux ta-bleaux représentant : l’un, les maîtres chanteurs anciens les plusdistingués des diverses parties de l’Allemagne, entourés de sujetsmythologiques et allégoriques; l’autre, ceux de la corporation deStrasbourg environnés de sujets analogues. Le premier de ces ta-bleaux fournit, par des légendes, quelques renseignements surplusieurs de ces poètes chanteurs les plus connus. A côté deFrauenlob se trouvent le vieux Stoll, fabricant de cottes de mailles;le gros Bopp qui, après avoir été simple apprenti, devint maître;le tondeur de drap Kantzler Aufflinger, pécheur, né dans la Styrie ;Wolf d’Eschenbach, Baettel Regenhogen, maréchal ferrant; HenriMüglin, médecin ; Louis Marner, gentilhomme ; Conrad de Würz-bourg, joueur de viole. Les maîtres chanteurs de Strasbourg, re-présentés dans le second tableau, ne sont pas connus par leurs ou-vrages; leurs noms sont : Pierre Pfort, diacre de l’église Saint-Pierre de cette ville; Martin Gimpel, pelletier; Frédéric Frommer;Melchior Christophel, boulanger; Martin Hosch, de Bâle, graveuren caractères d’imprimerie ; Paul Fischer ; Jean Beichter, impri-meur; Weit Fischer, de Neiersheim, serrurier; Hans Müller, serru-rier ; Joseph Sclinuter ; Hans Scliellinger de Durlach ; Georges Bur-khardt, de Strasbourg, tailleur (1). Les professions de ces maîtreschanteurs, et il en était ainsi des corporations de Nuremberg, deMayence et de Francfort, expliquent la vulgarité des poésies chan-tées de ces temps de décadence : Hans Sachs, seul, fit exception parla richesse de son imagination.
Les mélodies des maîtres chanteurs du quatorzième siècle, et plusencore de ceux du quinzième, ont les défauts de leurs poésies : ellessont lourdes, dépourvues de grâce et monotones. On comprend qu’ilne peut être question d’originalité dans de pareils chants; l’idée en
(1) J. F. Lobsteîn, Beitrdge zur Geschichte der Jllusick ira Elsess und besonders in Strass-bitrg, etc., p. 7-9. Les deux tableaux sont dessinés au trait dans cet ouvrage, près des pages 7
et 8.