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HISTOIRE GÉNÉRALE
chante sur le Thüringer Ilerren Ton (le ton des seigneurs de Thu-ringe), et qu’à la strophe 71 Klingsor chante également sur ce ton,Grimm présuma, avec beaucoup de vraisemblance, que le ThüringerHerren Ton[\) était un air populaire sur les seigneurs de Thuringe.C’est ainsi que sont désignés, dans les anciens recueils de chansonsfrançaises, les airs sur lesquels elles doivent être chantées, en indi-quant les premiers mots des chansons primitives pour lesquels cesairs ont été faits. Cependant cela n’est pas applicable à la plupartdes inscriptions dont il s’agit ; la plupart désignant autre chose quedes airs connus : prenons pour exemple quatre chants au-dessusdesquels on lit im langen Thon ; on verra qu’ils sont tous dissembla-bles, soit dans les mélodies, soit dans la mesure des vers. Voici lecommencement d’un chant de Henri Mügling im langen Thon.
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Ge - ne - sis am neun und zwan - zig-slen uns be - richt.
Le chant de Frauenlob que nous avons donné (p. 88) est aussiim langen Thon ; il en est de même du chant de Marner qui le suit.Voici celui de Regenbogen.
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Voici donc quatre airs différents ayant la même inscription. Sinous en examinons la versification, nous verrons que le premiercommence par trois vers de douze syllabes; celui de Frauenlob a unpremier vers de douze, suivi d’un petit vers de quatre; celui deMarner commence par un vers de huit suivi d’un vers de sept;enfin, celui de Regenbogen a un premier vers de dix suivi d’unvers de douze : aucun rapport donc entre eux, si ce n’est que tousquatre ont de longs développements; d’ou il suit que langen Thonsignifie un air de longue durée. Ces quatre chants furent couronnésà diverses époques dans des concours, ce qui leur a fait donner le
(1) On écrit alternativement Ton ou Thon, selon la source des citations, l'orthographede ce mot ayant varié.