DE LA MUSIQUE. 104
particulièrement saint Étienne, les saints Innocents, saint Nicolas,saint Jean l’Évangéliste, saint Biaise, à la Circoncision et à l’Épi-phanie , des épltres farcies étaient chantées sur d’anciens airs popu-laires. Deux sous-diacres montaient à l’ambon en chape rouge, sui-vant une ordonnance rendue, en 1198, par Odon de Sully, arche-vêque de Paris; l’un chantait le texte latin de l’épltre, l’autre la pa-raphrase en langue romane : s’il n’y avait qu’un sous-diacre, il seréservait le texte; la paraphrase était chantée par deux enfants dechœur. Des manuscrits des treizième, quatorzième et quinzième'siècles ont conservé ces pièces avec le chant : elles offrent autantd’intérêt par leur forme que par le chant, qui nous fait connaîtrele caractère des airs populaires de ces époques reculées. Bien que déjàpubliés (1), ces chants doivent être reproduits ici, parce que le vo-lume où ils se trouvent a paru plus d’un siècle et denji avant notre His-toire et qu’il est devenu fort rare.
épItre du jour de saint Étienne.*Prologue.
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(1) Traité historique et critique sur le chant ecclésiastique, par l’abbé Lebeuf, Paris, 1741,in-8.