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HISTOIRE GÉNÉRALE
Le petit air du Jeu de Robin et de Marion est un peu plus déve-loppé ; cependant ce n’est aussi qu’un commencement ; le voici :
Ro- bin
Ilo - bin
Ro-bin
de - man
m ai - ine
M &.
dé - e
fi m’a
Dans le même ouvrage se trouvent deux airs qui indiquent davan-tage une pensée complète, quoique bien courte encore :1e premiera le caractère d’une de ces rondes à grand nombre de coupletsdont on trouve beaucoup d’exemples depuis le milieu du seizièmesiècle et qu’on l’encontre aussi dans les temps antérieurs : nous ledonnons ici :
m
Ye-nès a-près moi ve - nés, lés le sen-tè-le lesen-tè-le le sente-le
lés le bos (1). • ''
L’autre est un air chanté par Robin dont la mélodie est originale,ainsi qu’on le voit :
J'ai en - core i-tel pas - té Qui n’est ini-e de las - té, Que nous mangerons, Ma *
(1) *< Venez avec moi, venez, dans le sentier (3 fois) près du bois. » Bottée de Toulmon n’apoint saisi le caractère de cet air dans la traduction qu’il en a faite de cette manière ( Théâ-tre français au moyen âge, p. 50) :
Ve-nés a * près moi ve - nés, etc.
Au lieu du chant vif et gai d’une ronde dansante, il en a fait un languissant. Le manus-crit a évidemment des fautes de notation par le fait des notes brèves mises au temps frappédes premières mesures, puisque ce rhythme est en opposition avec celui du reste de la chansou.