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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE.

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ro-te,Bec à bec cl moi et vous; Chi me r'attendés, Ma - ro-te,Chiven -

rai parler à vous(l).

Les Ulyslères succédèrent aux Miracles vers les dernières années du

quatorzième siècle et pendant tout le quinzième ; ce furent les Con-

frères de la Passion qui, les premiers, représentèrent des pièces dece genre en France. Leur premier théâtre en plein air fut établi àSaint-Maur-les-Fossés, près de Vincennes, but de promenade et lieude plaisir, à cette époque , pour les Parisiens. Le premier essai des re-présentations delà confrérie eut lieu en 1398. Charles VI, y ayant as-sisté , y prit tant de plaisir qu’il accorda à la Confrérie de la Passion,le 4 décembre 1402, des lettres patentes qui l’autorisaient à trans-férer son théâtre à Paris pour y représenter des drames religieux,tels que Moralités et Mystères , et à se montrer dans les rues vêtusde costumes de théâtre. Les Mystères avaient pour sujet certainsévénements rapportés dans l’Évangile et dans les légendes desaints, tels que : le Martyre de saint Étienne, la Conversion de saint Paul,la Conversion de saint Denis, le Martyre de saint Pierre et de saintPaul, le Martyre de saint Denis et de ses compagnons, les Miracles desainte Geneviève, la Nativité de Jésus-Christ, l’Adoration des rois, laPassion de Noire-Seigneur, etc. Quelques-uns de ces Mystères, com-posés de plusieurs parties, avaient de si longs développements queleur représentation exigeait plusieurs journées. 11 n’y a pas de chantsen langue française dans ces drames; on n’y chantait que des hym-nes , cantiques ou antiennes, en langue latine, à la fin de certainesscènes.

L’Angleterre a eu ses Miracles et ses Mystères comme la France.Les Anglais prirent le goût de pareils spectacles pendant qu’ilspossédèrent une partie de ce royaume, depuis le règne de Phi-lippe de Valois jusqu’à la fin de celui de Charles VIL Les piècesde ces deux genres qui composent leur théâtre du moyen âge

(I) « J’ai encore certain pâté qui n’est pas de... ? que nous mangerons, Marion, bec à bec,moi et vous; attendez»moi ici, Marion; ici je viendrai vous parler. »