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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

sont, en grande partie, traduites des Miracles et des Mystères despostes français (1). L’Italie eut aussi des pièces sur des sujets prisdans le Nouveau Testament, mais elles étaient en latin, comme leMystère indiqué à l’année 1298, dans une chronique du Frioul (2),et qui a pour titre : Representalio ludi Christi , videlicet Resur-rectionis , adventus Spiritus Sancti et adventus Christi ad judicium.Ces pièces n’avaient pas d’autres chants que ceux de l’Église. Il n’enest pas de même de l’Allemagne qui possède, aux quatorzième etquinzième siècles, une littérature dramatique en langue vulgaire dontles sujets sont principalement : la Naissance du Christ, l’Adorationdes mages et la Passion. Tous les anciens poèmes allemands surla Nativité étaient chantés : ce sont des dialogues par couplets entredes personnages désignés par leurs noms, tels que Rerger (Hirt), Ange(Engel), et pour les mages ou rois, Caspar, Melcliior et Baltasar; oubien, les désignations sont faites par les genres de voix , comme dis-canlus, altus, bassus (3). On n’a pas retrouvé, jusqu’à ce jour, les mélo-dies notées des plus anciens de ces poèmes : les historiens allemandsde la musique n’en ont du moins rien publié. De tous les drames al-lemands qui correspondent aux Miracles de la France, il ne restedonc que la poésie des morceaux qui devaient être chantés ; quantaux Mystères destinés à être joués sur un théâtre, ils ne se produi-sirent en Allemagne que dans le seizième siècle, c’est-à-dire environcent quarante ans après le même genre d’ouvrages en français. LaNaissance du Christ , de Knust, représentée en 1540, paraît avoir étéle premier Mystère allemand qui ait paru sur un théâtre : il fut im-primé en 1541. Le même sujet fut traité par J. Ruff dans un poèmeimprimé à Zurich, en 1552, puis Hans Sachs fit représenter une comédieen neuf actes à 24 personnages sur la conception et la naissance de saintJean et du Christ. Une pièce du même genre, composée par BenedictEdelpock et intitulée : «la Joyeuse Naissance du Christ » ( Derfreuden -reichen Geburt Jesu Christi) fut représentée à la cour de l’arcliiducFerdinand, dans le Tyrol, vers 1556. Le manuscrit, qui se trouve àla bibliothèque impériale de Vienne, contient deux chants notés,dont le premier est un Gloria in excelsis traduit en vers allemands et

(1) Will. Marriott, a Collection of english ftJiracle-plays or Mystenes. Bâle, 1838.

(2) Muratori, Jntiquitates italicæ medii œvi t etc. Dissert. 29.

(3) Weinhold, Welnachtspiele und JÀeder , p. 75 et suiv.