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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

Fig. 5.

teur belge. On a donné le nom de guilare latine à cet informe ins-trument qui n’a jamais existé tel qu’il est représenté, etdont nous reproduisons ci-contre la figure (fig. 5).

M. de Coussemaker dit que : l’on conçoit difficilement dequelle manière la main gauche pouvait toucher les cordespour varier les sons( 1). C’était absolument impossible, eneffet, attendu que les cordes passent sous la touché. Cetteguitare prétendue ne pouvait faire entendre que les cinqsons des cordes pincées à vide. La particularité de latouche ainsi placée est une naïveté du dessinateur. Le même archéo-logue musicien (2) et Georges Kastner (3) affirment que, dès le trei-zième siècle, le dos de la guitare était plat : ledernier de ces auteurs ajoute que c’est par celaet par les échancrures des côtés qu’elle se dis-tinguait des instruments qui sont dérivés duluth. Nous avons la certitude que ces affirma-tions sont trop générales, ayant dans notre col-lection une guitare du seizième siècle dont ledos est voûté et qui n’a point d’échancrures. Deplus, nous possédons une très-vieille guitareespagnole de.petite dimension dont le dos estaussi bombé et dont les côtés forment de légèrescourbes rentrantes.

Il y eut sans doute, au moyen âge, des gui-tares à dos plat et à quatre cordes ; mais cetteforme et le nombre des cordes ne furent pas sansexception. On en voit une très-remarquabledans l’Encyclopédie musicale de Michel Præto-rius (k) : c’est une guitare de la fin du seizièmesiècle ; le corps de l’instrument est celui d’uneguitare ordinaire et régulière, mais le chevillierest celui de la pandore , instrument inventé àPadoue à la fin du quinzième siècle, dont on voitFi „ 6 la forme ci-contre (fig. 6). Cette guitare est

(1) Annales archéologiques de Didron, t. XVI. p, 106.

(2) Ibid., p. 107. ,

(3) Les Danses des morts , p. 285.

(4) Syntagmatis musici tomus secundus : de Organographia t tab. XVÎ, fig. 4.