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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE. 159

de Toulmon (1), d’après le manuscrit 6737, 3,de la Bibliothèque nationale de Paris, tient unemandore montée de sept cordes ; nous la repro-duisons ci-contre.

11 y a lieu de croire que l’artiste qui a dessinél’instrument ne l’avait pas sous les yeux, et qu’iln’en avait pas une connaissance suffisante, ayantoublié les chevilles de la tète et n’en ayant mêmepas indiqué les trous, en sorte qu’on ne voit pascomment les cordes étaient attachées : on nepeut donc accorder aucune valeur historique àcette figure. En réalité, il n’a point existé demandore qui ait eu plus de six cordes.

Cependant nous lisons dans l 'Harmonie uni-verselle de Mersenne (2) que la mandore françaisen’avait encore que quatre cordes au dix-septième siècle, et que sonaccord était, comme on le voit ici :

11

Fig. 4.

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Les cordes de la mandore étaient métalliques ; on les pinçait avecun bout de plume qui faisait l’office du plectre.

Le nom de la guitare est écrit de diverses manières dans le moyenâge, comme celui de la plupart des instruments : on l’a appeléeguilarre, guiltère, guiterne, guilterne, guinterre, guitarne, guislerne etguistarne. Les formes de la guitare ont été variées avant d’arriver àl’état moderne que tout le monde connaît : il est nécessaire toutefoisd’ètre en garde contre certaines figures qui se voient dans les ma-nuscrits et dont les dessinateurs ne paraissent pas avoir compris cequ’ils faisaient : il faut surtout ne pas se hâter de donner le nom deguitare à leurs inexactes représentations. Pour fournir un exempledes erreurs où l’on peut être conduit par des dessins de cette es-pèce, nous en reproduisons un, tiré d’un manuscrit du quinzième sièclequi appartint autrefois au baron de Reiffenberg, savant littéra-

(1) Instructions du comité historique des arts et monuments. Musique , pl. VI.

(2) Traité des instruments f p. 93.