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HISTOIRE GÉNÉRALE
tions n’en était pas altérée. Disons d’abord quelle était la dispositionde ces trous. Le premier, percé au bas du tube, était sur le devant ;le second, ouvert derrière, se bouchait avec le pouce de la maindroite ; les troisième, quatrième et cinquième étaient sur le devant ;le sixième était ouvert derrière et se fermait avec, le pouce de la maingauche.
Le flageolet ayant une longueur de 0 ra ,22, la distance du pre-mier trou au second était de 0 m ,020 ; celle ^du second au troisièmeétait la même ; quant au quatrième trou, il était à la distance de0 m ,030 du troisième et la distance était la même de ce quatrièmetrou au cinquième; le sixième à la distance de 0 m ,020 du cinquième.L’instrument se jouait par un bec de sifflet ordinaire : son étendueet son doigter se voient dans cette tablature :
ÉTENDUE ET DOIGTER DU FLAGEOLET.
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Pour le mi bémol en bas, on bouchait à moitié les trous du mi;pour les sol dièses, on bouchait à moitié les trous du la, et pour l’utdièse on bouchait à moitié les trous du ré.
La flûte à huit trous présente, dès la fin du treizième siècle,un système complet, en ce qu’il avait un discantus , un lenor et unbassus de proportions régulières. Nous possédons dans notre collec-tion trois instruments de ce genre : le premier est un discantus dontla longueur est d’un mètre, la tète comprise, et qui mesure 0 m.89depuis la ligne du biseau jusqu’à l’extrémité inférieure. Son la
qui se produit tous les trous étant couverts, est précisé-
ment deux tons au dessous du la du diapason normal actuel de laFrance et sonne conséquemment le fa. Il y a donc à peu près deuxtons et demi de différence entre le diapason du seizième siècle, au-