DE LA. MUSIQUE.
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BASSE.
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A la fin du quinzième siècle, quatre notes graves furent ajoutéesau cromorne basse et son échelle fut alors comme on la voit ici :
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Musette, mose, chevrette, estive, étaient les noms par lesquels ondésignait, au moyen âge, une variété de la cornemuse, tibia utri-cularis des Latins, instrument qui se retrouve partout dans lestemps les plus anciens, car nous avons signalé son existence chezles Assyriens, Babyloniens, Phéniciens, Hébreux, dans l’Inde, laPerse et l’Arabie (1) : tous les peuples de l’Europe l’ont pareillement.Ainsi que nous l’avons dit, à l’occasion de Yorganistrum, c’est la cor-nemuse ou musette qui était appelée symphonia dans l’antiquité. Avrai dire, la cornemuse et la musette ne sont autre chose que le cha-lumeau avec son anche recouverte d’une boite surmontée d’un courttuyau d’embouchure sur lequel agit l’air comprimé dans une outreou réservoir. Cette outre, formée d’une peau de mouton et de chèvre,contient l’air qui y est insufflé par un tube court. Indépendammentdu chalumeau chanteur, il y en a un autre beaucoup plus long at-taché à l’autre, lequel rend un seul son grave et qui est appelébourdon : le chalumeau a son anche particulière. Depuis le dix-sep-tième siècle, la plupart des cornemuses ont deux bourdons dontl’un, plus petit que l’autre, sonne la quinte du son grave.
La musette, qui fut autrefois un instrument de chambre et d’ama-teur, différait de la cornemuse en ce que l’outre était plus petite,que l’air était moins comprimé et que le son était plus doux. Ellen’avait pas de tuyau insufflateur, le vent étant fourni à l’outre par unsoufflet intérieur que le bras de l’exécutant faisait mouvoir. La mu-
(1) Histoire générale de la musique , 1.1, p. 34G-347 ; p. 399. — T*. II, p. 157 et suiv.p. 303; p. 419.