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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

sette était également dépourvue de grands tuyaux de bourdon, quoi-qu’elle eût deux ou trois de ces bourdons qui formaient à volontéharmonie de quinte et octave, au moyen d’anches en forme delames vibrantes comme celles de l’harmonium. Par des ressorts,on ouvrait le passage à l’air pour un seul bourdon, pour deux oupour trois.

L’étendue de la cornemuse du moyen âge était celle-ci :

Bourdon.

L’ancien nom italien de la cornemuse était piva. Il y avait aussi,en Italie, une petite musette de chambre appelée sordellina. Le nomde cornamusa est aujourd’hui celui de la grande cornemuse quejouent les pâtres et les chevriers. Le nom de zampogna est aussi em-ployé pour désigner cet instrument : cependant l’expression n’estpas plus exacte que n’était, en France, celle de choie mie pour le mêmeinstrument, car zampogna est le nom italien du chalumeau, commechalemie l’était en France au moyen âge. Le nom allemand de lacor-nemuse est Sackpfeiff.

En jetant les yeux sur les amas de citations de poètes ou d’autresauteurs faites par les archéologues sur les instruments de musique dumoyen âge, citations desquelles il n’y a rien d’utile à tirer ni de vé-ritablement historique, nous ne pouvons nous empêcher de rappelerce passage du gros livre de P. Mersenne, qui n’a pas toujours écritd’aussi bon sens : « J’ay desja dit en d’autres lieux que ie ne m’a-« muse pas à rechercher l’origine des dictons, laquelle est le plus« souvent incogneuë, ou inutile, d’autant que l’intelligence des« instruments ne dépend pas de leurs noms , etc. » Rien ne prouvemieux l’exacte vérité de cette dernière phrase, que le vide de ce qu’ona généralement écrit depuis environ trente ans sur le sujet qui nousoccupe, en accumulant des noms, sans chercher à connaître leschoses en elles-mêmes. Que fallait-il pour atteindre à ce but?étudier les instruments dans leur système : voilà ce qu’on n’a pasfait. Il en est des cornets comme des autres instruments : on a cité