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HISTOIRE GÉNÉRALE
On ne voit que six tuyaux dans ce dessin : ils faisaient entendrevraisemblablement une des gammes de l’hexacorde. Un manuscritde l’Ambrosienne de Milan, lequel est de la fin du treizième siècle oudu commencement du quatorzième, offre une meilleure représen-tation d’un instrument de ce genre. Le clavier a neuf toucheset les tuyaux sont au nombre de dix-huit en deux rangées ; ce quiindique que deux tuyaux résonnaient sur chaque touche. Bien qu’ily ait neuf touches au clavier, l’orgue n’a cependantque l’octave, unetouche étant employée pour le b fa, et l’autre pour le fcf mi. D’après lataille du second rang des tuyaux, nous pensons qu’ils devaient sonnerla quinte ou la quarte de ceux du premier rang. Le beau manuscritdu XV e siècle, de la Bibliothèque nationale de Paris, qui contient leMiroir historial, renferme la figure d’un orgue à 2 rangs de tuyaux etdeux claviers. Au premier aspect, il semble portatif. Cependant, enconsidérant la forme du soufflet, on ne comprend pas que la mêmepersonne ait pu le faire agir et en même temps faire résonner lestuyaux des deux claviers.
Virdung et, d’après lui, Martin Agricola et Naclitgall ( Otlo-marus Luscinius) ont donné la figure d’un orgue portatif qui étaiten usage aux XV e et XVI e siècles, mais qui était très-différent de ceuxdont il vient d’être parlé. Bien que d’un volume assez petit pour être
transportable, il devaitnéanmoins être posé surunetable pour être joué,et le service de ses souf-flets exigeait la présenced’une personne chargéede leur maniement. Laforme de ces instrumentsest ainsi présentée par,les auteurs qui vien-nent d’être nommés (fig.
Fi g . 33 33).
Un voit que c’était un petit orgue de chambre, mais non le vérita-ble orgue portatif, qui se jouait en marchant. Du reste, la figure quenous venons de reproduire est faite avec négligence, car les tpuchesdu clavier sont au nombre de trente-trois, et il n’y a que dix-liuittuyaux. Quant au soufflet, il était sans aucun doute insuffisant pour
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