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DE LA MUSIQUE.
alimenter les tuyaux, bien que ceux-ci fussent en petit nombre. L’im-perfection du système de soufflerie est le mal radical de la facturedes orgues anciennes : elle s’est prolongée, relativement, jusque dansle dix-liuitième siècle. Tous les anciens instruments que nous avonsvisités et joués dans notre jeunesse manquaient leur effet parce queleur soufflerie était impuissante. Ce n’est pas àdire qu’on ne multipliaitpas les soufflets dès le dix-septième siècle, car on en voyait souventsept ou huit grands pour le service d’un orgue de médiocre dimen-sion; mais leur construction était défectueuse en ce que, ne se levantque par trois de leurs côtés, leur pression était inégale et toujourstrop faible. Il en était ainsi de tous les soufflets cunéiformes. Quantaux soufflets d’appartement ajustés aux petites orgues comme cellesdont nous venons de donner la figure, il est facile de comprendreleur insuffisance pour l’usage auquel ils étaient destinés.
Par opposition à l’orgue portatif, il y en avait un à plus grandescombinaisons appelé positif, parce qu’il était destiné à rester à la placeoù il était établi. Originairement, le positif n’avait point de registresmobiles pour la séparation et la réunion des séries de tuyaux quientraientdans sa construction. Comme iln’y avait pas de soupape pourfermer l’accès de l’air à certains tuyaux , ils parlaient tous à la foissur chaque note. Dans la suite des temps, le positif est devenu unedes parties considérables d’un grand orgue ; quelquefois il forme àlui seul un instrument complet à l’usage des petites églises. Dès la findu seizième siècle, le positif était déjà un instrument, ainsi qu’onen peut juger par cette figure donnée par Michel Prætorius(l) :
Fig. 3i.
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(1) Theatrum instrumentorum scu SAagraphia, taf. IV, lig. 1.HIST. DE LA MUSIQUE. — T. V.
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