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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

brève. Aucun de ces points n’était le signe d’une fraction déterminéedu temps; ils n’étaient et ne sont encore que des indications dedurée relative, le plain-chant n’étant pas du domaine de la musiquemésurée. Pour ce qui nous reste à expliquer, nous prions les lecteursde ne point oublier que nous exposons ici le système de la notation dece chant au treizième siècle.

En ce qui concerne les intonations des notes qu’on vient de voir,on emprunta aussi à la notation neumatique de certains manuscritsles quatre lignes, dont deux colorées en rouge et jaune ou vert et lesdeux autres noires ou tracées seulement dans l’épaisseur du vélin.La lettre C> placée en tète d’une des lignes de cette portée, devint laclef d’ut, parce qu’elle est caractéristique de cette note dans la nota-tion des lettres : la ligne où elle était placée était celle de la note ut.Pour la clef de fa, on imagina ce signe Les points prenaientdonc leurs noms de notes en raison de la clef mise en tète de laportée et de la ligne où elle était placée.

En voici des exemples :

ut, ré, mi, ut, si, ut, ta, sol.

fa, sol, la, ut, la, sol, fa, mi, ré.

Les brèves étaient liées l’une à l’autre par deux, trois, quatre, oudavantage, lorsque plusieurs notes devaient être chantées sur uneseule syllabe. Les ligatures se faisaient de plusieurs manières, à sa-voir : ou par un trait vertical allant d’une note à l’autre, soit dans lemouvement ascendant, soit dans le descendant, comme dans ces exem-ples :

ou par un large trait oblique ascendant ou descendant, précédéd’une queue, lequel représentait les deux notes delà ligne ou com-mençait le trait et de celle où il finissait, de cette manière :

ce qui a la signification de —" g" —

Lorsque la longue était liée à la brève, sa queue était à gauche,comme ceci — —