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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

avaient, sans aucun doute, le double caractère de notes réelles et denotes d’ornement, puisque les graduels et antiphonaires neumés fontvoir les mêmes signes dans le chant simple et dans les longs traitsvocalises des répons-graduels, des offertoires et des communions : ilfallut attribuer aux semi-brèves de la nouvelle notation une facultéanalogue pour les petits groupes ( grupetti) de deux ou de trois notesen mouvement rapide, leur laissant leur entière valeur pour d’autrescas. Ainsi, lorsqu’il n’y avait pas de paroles sous les semi-brèves, despassages tels que ceux-ci :

il— []

représentaient de simples groupes qui, dans notre notation, ont cesformes :

Aussi longtemps que dura la tradition de ces choses, les semi-brèves conservèrent leur double caractère de notes réelles et de notesd’ornement dans l’exécution des chantres; mais, ce qui est traditionnels’altérant inévitablement dans la succession des temps, on finit paroublier le mouvement dans lequel devaient être vocalisés les groupesde semi-brèves; l’inhabileté de certains chantres en amena le ralen-tissement progressif, et l’altération devint si grande qu’on finit parsubstituer des brèves aux semi-brèves ; c’est ainsi qu’une partie dugraduel s’est alourdie à tel point, qu’on fut obligé de retrancher delongs passages des répons, offertoires et communions.

Pour d’autres genres d’ornements, on imagina certaines figuresque nous allons expliquer. La plus connue est celle qui se présentesous ces formes IJ fl : on lui donnait le nom de plique. C’est, commeon le voit, le point carré avec deux queues. Ce signe est considéré enFrance, par quelques archéologues musiciens, comme ïapogiaturesimple ascendant quand il est tourné ainsi y , et comme Va-

pogialure descendant quand sa forme est fl j ’J . La tradition an-cienne de la chapelle pontificale de Rome, suivant ce que nous ditautrefois Baini, était différente : on y considérait la plique commel’apogiature double ascendant ou descendant selon sa forme : l’apo-