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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

il se peut qu’il en ait été ainsi dans les églises de France, où l’exé-

cution du chant liturgique a toujours été fort imparfaite; mais enItalie et surtout à Home le trille des chantres était excellent, ainsi quenous l’avons dit précédemment, et l’usage des ornements du chant yétait incessant. Danjou aurait eu la preuve que les notes répétées surune seule syllabe ou sans paroles n’étaient pas destinées au chevro-tement, après sa découverte du manuscrit de Montpellier, s’il avaitmieux connu la notation en neumes de ce précieux monument, car ily aurait vu que le quilisma, signe du trille, y est toujours rendu parla répétition de la même lettre, dans la seconde notation du manus-crit. L’ancienne notation des lettres, de même que la notation nouvelledes livres du XIII e siècle, était dépourvue de signe pour l’indicationdu trille, et l’on n’avait rien trouvé de mieux, pour y suppléer, quede marquer la note rebattue dans le trille autant de fois qu’il le fallaitpar la répétition de la lettre représentant la note, comme on le fitplus tard de la note elle-même dans la nouvelle notation du plain-

chant.

Quelquefois la note n’est répétée que deux fois dans les manuscrits,

comme dans ce passage sans paroles : EzjgliLÜîz dont la traduc-

tion est : —

Lorsque la note était répétée trois fois sans parole, le trille était lemême et la troisième note en était la conclusion et le' repos, commeon le voit dans cet exemple :

C dont la traduction est hüL

Si la note était répétée quatre fois sans paroles, le trille avait troisrépercussions et la quatrième note était le repos, comme on le voitdans l’exemple suivant :

5ST3:

E- i i h ~ équivalant à

«

^ -

Au XIII e siècle, la messe de l’octave de Pâques n’avait pas de gra-duel. Après l’introït : Quasi modo geniti infantes et le psaume, onchantait alternativement six versets et quatre Alléluia. Les six versets