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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE.

connaître les développements, car il en faut toute l’évidence histo-rique pour y ajouter foi. Or, notre sommaire se borne à ceci : la no-tation de la musique mesurée du moyen âge consista à écrire toujours lecontraire de ce qui devait être. Comme celle du chant ecclésiastique,elle avait la longue fl, la brève ■ et la semi-brève » : de plus elleavait la double longue *fl. La longue se distinguait en parfaite, ayantla queue à droite fl, et imparfaite, l’ayant à gauche fl. Comme lanotation du chant ecclésiastique encore, elle avait les pliques ascen-dante et descendante. La plique de longue ascendante et descen-dante avait la queue la plus longue à droite, de cette manière 'J, fl ;la plique de brève montante et descendante avait la queue la pluslongue à gauche, de cette manière , fl. Enfin, comme la notationdu plain-chant, la musique mesurée avait des ligatures de notesaccolées, superposées et en forme de traits obliques; mais, entre lesdeux notations, il y avait cette différence que le chant ecclésiastiquefaisait usage des éléments de sa notation conformément à leur natureou valeur de temps, et que le système de la musique mesurée les em-ployait dans un sens contraire. Des exemples sont ici nécessaires pour•nous faire comprendre ; en voici trois :

1° Lorsqu’une longue, ayant sa queue en bas et à gauche, était liéeavec une autre note descendante, elle devenait brève : exemple~f"~; signification

2° Lorsqu’une brève était liée avec une autre qui descendait, elledevenait longue, comme on le voit ici : —signification “ Q_ | &— .

Voici le comble de l’absurde :

3° Lorsqu’une longue, ayant la queue en haut et à gauche, étaitliée avec une brève, ascendante ou descendante, toutes deux deve-naient semi-brèves, comme dans ces exemples : —1^—|^—signification —

En vain cherchera-t-on la raison de ces règles, véritables atteintesau bon sens et à la nature des choses ; on ne la trouvera pas. Touterègle suppose une 'nécessité : de quoi s’agit-il, dans les nécessités dela mesure en musique, si ce n’est d’avoir des signes spéciaux et suf-fisants pour représenter les durées des sons et des silences qu’on faitentrer dans le nombre des éléments du chant? Où était donc la