DE LA MUSIQUE.
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descendante, formait une ligature ascendante comme celle-ci : —p*—,quoiqu’il soit évident que les conditions sont les mêmes que dans laprécédente, et que, suivant ces idées, elle devrait être considéréecomme une propriété opposée. Tout cela était non-seulement sansutilité,,mais dépourvu de sens.
Les ligatures n’étaient pas les seules conceptions capricieuses de lanotation dite mesurée du moyen âge; les notes non liées n’en étaientpas exemptes : c’est ainsi que de deux brèves détachées qui se succé-daient, la première ne valait qu’un temps, tandis que la seconde,égalant une longue imparfaite, en valait deux (1) : en sorte que cesdeux figures — — avaient cette signification f 1 2 3 * 5 Cette règle
était surtout observée lorsque deux brèves étaient placées entre deuxlongues. Francon de Cologne, le plus célèbre des mensuralistes dumoyen âge, admet néanmoins une exception, lorsque deux brèves setrouvent entre deux longues imparfaites : dans ce cas, chacune desbrèves complète la perfection de la longue près de laquelle elle estplacée, de cette manière : — p—(2j. Nous reviendrons tout
à l’heure sur cette règle, à propos des modes.
Une règle analogue existait pour les semi-brèves : quand deux deces notes se trouvaient entre deux longues ou entre une longue et unebrève, la première n’avait que la valeur d’un tiers de temps, l’autreavait la durée des deux autres tiers (3) : la proportion était alors
(1) Duarum autem brévium primarecta, secunda vero altéra brevis appellatur. Recta brevisest quæ unumsolum tempus continet ; altéra brevis similis est longe imperfecta in valore, dif-ferens tamen in significatione. Magistri Franamis Ars cantus mensurabilis , ap. Script, demusica medii ævi , ed. a E. de Coussemaker, t. I, p. 120. — Le texte de l’édition de Gerbertest inexact en cet endroit comme en beaucoup d’autres.
(2) Si vero inter prædictas duas brèves ponatur ille tractus qui divisio modi appellatur,uthic :
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tune longa prima est imperfecta, et etiam secunda, brévium autem ipsarum quælibet erit recta :hoc tamen rarissime invenitur. — Ibid.
(3) Quandocunque duæ semibreves inter duas longas vel inter longam et brevem vel econ-
verso inveniuntur, prima semibrevis habebit tertiam partem unius temporis. — Traité ano-nyme De arte discantandi , Mss. de la Bibl. nat. de Paris, n° 813, in-8°. Ce traité a été pu-
bliée par M. de Coussemaker, dans son livre intitulé Histoire de l’harmonie au moyen âge,