234 HISTOIRE GÉNÉRALE
O
sesquialtère, c’est-à-dire de trois pour deux, comme dans cet exem-ple :
♦ ♦
en notesmodernes
O'
-*-j9— p-—f~ J9—I—o ; -
. Francon et plusieurs autres mmsuralisles des douzième et treizièmesiècles comptent cinq modes d’arrangement des notes en séries régu-lières. L’auteur d’un traité anonyme du déchant qui se trouve en ma-nuscrit à la Bibliothèque nationale de Paris, sous le n° 813, comptedeux formes dans le premier mode, la première composée seulementde longues parfaites, l’autre, de longues imparfaites suivies d’unebrève : cette classification est évidemment erronée, car ces deuxformes représentent des rhythmes différents. Les autres auteurs fontde la forme des longues le cinquième mode. L’auteur dont il vientd’ètre parlé dit que l’autre forme du premier mode était composéed’une longue, d’une brève et d’une longue : cet énoncé n’est exact nipour la chose en elle-même, ni pour l’exemple qu’il en donne et quevoici :
e
O Ma-ri - a ma-risstel-la.
a : en notes j&-e>-p L
modernes
o-p-
O Ma - ri - a ma-ris stel-la.
Ce que devait dire cet écrivain, c’est que le premier mode est com-posé d’une longue et d’une brève, mais non d’une longue, d’unebrève et d’une longue, puisque l’exemple qu’il en donne prouve quec’est le rhythme ïambique.; mais telles étaient les idées du moyenâge : on appelait alors mode parfait celui qui se terminait par unenote de même valeur que la première, et mode imparfait celui oùcette note n’apparaissait pas. C’est ainsi que le même auteur dit quele second mode consiste en une brève suivie d’une longue et d’unebrève, bien que ce soit le rhythme du trochée, composé seulementd’une brève et d’une longue. L’exemple qu’il en donne est celui-ci :
§hE3=5e3EÏEI:
Diexou por-rai-je
en notesmodernes
—e-«—
4W-<9 pf-
Diex ou por - rai - je
Quant au troisième mode, lequel consiste en une longue suivie dedeux brèves se succédant régulièrement et qui constitue une des