DE LA MUSIQUE.
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ajouter six mesures de silences partiels : deux mesures seulementfont entendre, non une harmonie complète, mais la quinte et l’oc-tave. Tout le reste du triplum est dans les mêmes conditions. Aurésumé, les trois parties se réduisent donc à deux, lesquelles font en-tendre les associations de sons les plus antipathiques au sentimentmusical. Or, qui voit un de ces prétendus trios les connaît tous. Ce-pendant il ne s’agit ici que des productions des musiciens considéréscomme les plus habiles et d’une époque relativement avancée(XIII e siècle) : ce sera bien autre chose, si nous mettons sous les yeuxdes lecteurs un organum à trois parties prétendues dont l’auteur futun maître de chapelle de Notre-Dame de Paris, au douzième siècle.Son nom était Pérotine t il fut surnommé le Grand «Perotinus magnus»,à cause de l'excellence de ses compositions (1), d’après le dire de ses con-temporains. Ce musicien avait fait plusieurs morceaux du genre decelui dont on va voir un fragment : ils jouissaient d’une grande re-nommée et leur exécution était réservée pour les fêtes solennelles.M. de Coussemaker en a retrouvé plusieurs dans le précieux manus-crit de Montpellier qui a fourni de nombreux documents à sonlivre, Y Art harmonique aux douzième et treizième siècles : c’est à cettesource que nous puissons les spécimens de déchants d’espèces di-verses reproduits dans cette partie de notre Histoire. Voyons doncl’œuvre qui faisait naître de si vives émotions parmi les contempo-rains de Pérotin.
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(t) L'Art harmonique•, etc., p. 147.