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HISTOIRE GÉNÉRALE
l’une ou l’autre des parties a des silences plus ou moins multipliés,plus ou moins prolongés, sans qu’il y ait pour cela d’autre motifque l’inhabileté du musicien à faire mouvoir trois ou quatre partiesréelles. Voulant donner la démonstration de ces vérités, nous com-mençons par ce qui concerne l'unisson, et nous choisissons, commeexemples, les premières mesures d’un triplum écrit par le pseudo-nyme Àrislole, auteur d’un traité de musique et considéré commeun des maîtres de son temps (1). Les unissons y sont marqués parce signe O; quant aux successions d'octaves et de quintes quirésultent de l’emploi des dissonances, nous en parlerons plusloin.
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Sur dix-sept mesures, en voilà donc neuf remplies d’unissonsentre deux parties et même entre toutes les trois, à quoi il faut
(1) Ce fragment est tiré du livre de M. de Coussemaker intitulé /’Art harmonique aux XII *et XIII* siècles, n° 13 des morceaux traduits, p. 37.