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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE.

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de l’unisson sur la seconde, dans la vingt-troisième; la septième ma-jeure au second temps de la vingt-cinquième mesure, entre les deuxpremières parties et faisant triton avec la troisième ; les deux se-condes consécutives entre la seconde et la troisième voix, accompa-gnées de deux quintes immédiates par la première partie, dans latrente-quatrième mesure ; les deux septièmes immédiates entre lesdeux premières voix, dans la quarantième mesure; l’échange desdeux secondes entre les mêmes voix, dans la quarante-troisième ;la septième majeure faisant un saut de tierce en montant sur laquinte, de la trente-troisième mesure à. la trente-troisième. *

A ces combinaisons anti-harmoniques s’ajoutent les perpétuellessuccessions immédiates de quintes par mouvement direct, destruc-tives de tout sentiment d’unité tonale. On les voit se produire de laonzième mesure à la douzième entre la deuxième voix et la troisième ;de la treizième mesure à la quatorzième entre la première voix et latroisième, et de la quinzième mesure à la seizième entre les mêmesvoix; entre la seconde voix et la troisième dans la dix-neuvième mesure;entre la première voix et la troisième dans la succession de la vingt-deuxième mesure à la vingt et unième; entre les deux premières voixdans le passage de la vingt-cinquième mesure à la vingt-sixièmeCitons encore trois quintes immédiates entre la première voix et latroisième dans la trente-quatrième mesure ; de même entre les qua-rante-deuxième et quarante-troisième mesures, et dans la quarante-sixième; enfin, trois quintes immédiates dans la cinquantième mesure.

Les successions d’octaves et d’unissons ne sont pas plus épargnéesdans la pièce dont l’analyse nous occupe : on en voit trois entre lapremière voix et la deuxième dans les mesures 8 et 9; entre lesmêmes voix, mesures 11, 12 et 13; entre les mêmes voix, mesures14 et 15; idem, de la mesure 20 à 21; idem, de la vingt-septièmemesure à la vingt-huitième.

De tout cela résulte un ensemble déchirant pour l’oreille la moinsdélicate : or, cette analyse peut être appliquée à quelque triplum, àquelque quadruplum que ce soit du moyen âge ; on trouvera partoutles mêmes choses. 11 n’y avait alors ni art ni même instinct véritablede cette partie essentielle de la musique appelée harmonie par lesmodernes : ce que faisaient les déchanteurs, c’étaient des arrange-ments systématiques et barbares de sons simultanés : tout cela étaitindigne du nom d’harmonie. Peut-être dira-t-on que c’était un com-