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DE LA MUSIQUE.
une mélodie composée par quelque trouvère en langue romane ; et letriplum était un chant différent sur d’autres paroles. On comprendce qu’une combinaison de ce genre a de contraire au goût et à laraison; mais il en était ainsi de toutes les conceptions musicales dumoyen âge. Pour donner à nos lecteurs un spécimen des motets de
cette époque, nous en choisissons un dont le trouvère Adam de la
Halle, surnommé le bossu d'Arras, est l’auteur. Poète et chanteur,Adam avait l’imagination qui manquait aux fabricants de déchants;il se faisait remarquer aussi par un sentiment naturel de la mélodiequi, cultivé dans un temps plus favorable, aurait fait de lui un mu-sicien distingué. On verra, en effet, par le morceau que nous tradui-
sons ici, que ce trouvère, bien qu’en se conformant aux conventions
des musiciens de son époque, est un peu moins barbare dans ses as-sociations et successions de sons. Ce motet se trouve, avec quatre au-tres et seize rondeaux, dans le manuscrit 2,736 de la Bibliothèquenationale de Paris, fonds de La Yallière. Nous le donnons dans sanotation originale, accompagnée de la traduction en notes mo-dernes.
LI MOTET AD AN.
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A-dieu comm.mt a-moure-tes, Car je men vois Dolans pour les dou
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chcles Fors dou dous pa - is d’Arlois Qui est si mus et destrois,
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Tour elle que li bourgois Ont es - lé si four - menés Qu’il n’i queurt
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