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qui finit avec l’année 1316. La composition du roman fut achevéeen 1314. A la poésie est mêlée une quantité considérable de musiqueà voix seule et à deux parties dont la désignation est faite de cettemanière au commencement du volume :
« En ce volume sont contenus le premier et le second livre de Fau-« vel. Et parmi les 2 livres sont escripz et notez les motetz, lais,« proses, balades, rondeaux, respons, antennes (antiennes), et versez« qui s’en suiuent.
« Premièrement motez à tribles (dessus) et à tenures (ténors).(Vient ici la liste de vingt-trois motets à deux voix.)
« Motez à tenures sans tribles (dix motets à voix seule).
« Proses et lays (vingt-six morceaux à voix seule; trois seulement« sont en français).'
« Rondeaux, ballades et refrenz de cbançons (refrains de clian-« sons) (treize morceaux en français à voix seule).
« Alleluyes, antennes, respons, ygnes (hymnes) et versez (cin-« quante-deux morceaux à voix seule). »
Les motets sont en latin, à l’exception de trois : Fauuel nous a fetprésent; 2° Si mes désirs fust souhais; 3° Bon vin doit-on à lui tirer.Tous font allusion à quelque passage du poCme, ainsique les proses,antiennes, hymnes, répons et versets également en latin, et les lais,rondeaux, ballades et refrains de chansons qui sont en français.
Quel que soit l’intérêt de curiosité qui s’attache à ces pièces, à causede la singularité du sujet, ces morceaux à voix seule ou à deux voix nerépondent point à l’objet principal de notre recherche, lequel n’estautre que l’harmonie complète de trois ou de quatre voix, ce qui con-cerne le contrepoint à deux parties, à la même époque, étant suffi-samment traité dans les ouvrages de Philippe de Vitrv et de Jeande Mûris, dont nous parlerons bientôt. Ce qui nous était nécessaire, àce point de vue, nous l’avons trouvé dans les chansons de Jeannot deLescurel qui sont placées, dans le même volume, après les dicts demestre Geoffroi de Paris et sont intitulées dans la table : « Ballades ,« rondeaux et diz entés sur refrais (refrains) de rondeaux, lesquiex fitJeannot de Lescurel, dont les commencemens sensuivent. » Le musicienauteur des trente-trois petites pièces placées sous son nom, n’est connuque par elles ; cependant le lecteur verra parle rondeau que nous enavons tiré et que nous allons rapporter, que, si on le compare auxdéchants du treizième siècle reproduits dans le livre précédent, on
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