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• HISTOIRE GÉNÉRALE
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Les successions harmoniques offertes dans ces exemples sont deshardiesses prodigieuses pour le temps où elles ont été imaginées :toutefois il ne faut pas croire que la notation en soit exacte, Marchetoayant eu pour objet de représenter les attractions de notes qui divi-sent le ton en deux parties tellement inégales, que les deux premièresformeraient un intervalle de quatre cinquièmes de ton, et que lesdeux autres n’auraient entre elles que le cinquième de ce ton : or,ces deux intervalles seraient insupportables pour l’oreille et l’affec-teraient comme des intonations absolument fausses. Remarquonsaussi que les successions harmoniques des exemples qui précèdent,à l’exception des premières, donneraient lieu à beaucoup de faussesrelations, en supposant qu’elles fussent exactement telles qu’ellessont notées. Il n’en est pas moins vrai que l’idée de ces attractionsà la fin du treizième siècle est un phénomène extraordinaire et siétranger à l’état de la musique à cette époque, qu’elles ne pouvaientêtre comprises et qu’elles restèrent sans résultat dans le mouvementde l’art. Après cette digression, nous revenons à la transformationopérée dans le quatorzième siècle.
Ayant fait voir que cette transformation a commencé dans la secondemoitié du treizième siècle, nous avons à chercher, clans les premièresannées du quatorzième, si quelque monument nous fera connaître lasituation où elle était parvenue dans la pratique : or il en est un dontla date peut être fixée avant 1320. 11 se trouve dans un manuscrit dela Bibliothèque nationale de Paris (n° 6812 in-fol. max.), lequel con-tient le roman allégorique et satirique de Faure/, des poésies latineset françaises de Geoffroi ou Godefroi de Paris et une chronique rimée