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Tome cinquième.
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1)K LA MUSIQUE. 299

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« les brèves sont noires, elles sont du temps parfait et les rouges pu

« temps imparfait, comme on le voit ici ; ■ , et si

« ce sont des semi-brèves qui sont noires, elles sont de la prolation« majeure et les rouges de la prolation mineure, comme il suit :

« 4 4 U k rf 1 ♦ ♦ U S ^ - Cependant il faut remarquer que le

« contraire a lieu quelquefois, c’est-à-dire que les noires sont pour« l’imperfection et les rouges pour la perfection. »

On voit qu’il y avait dans l’esprit même des didacticiens du qua-torzième siècle de l’incertitude concernant l’emploi des couleurs.

Morley, savant musicien anglais du seizième siècle, révèle à cesujet, dans les annotations de son Traité de la musique pratique (1),un fait qui n’est mentionné nulle part ailleurs : lorsque, dit-il, il yavait, dans les notations noire et rouge, des notes vides, leur valeurdiminuait de moitié, cest-à-dire que la longue donnait une brève, labrève une semi-brève, et la semi-brève une minime. Il en donne cesexemples :

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Voulant donner à nos lecteurs une explication pratique de ceschangements de modes, de temps et de prolation parles couleurs,nous en prenons un exemple dans un fragment de manuscrit du qua-torzième siècle qui servait de garde à un ancien volume de notrebibliothèque : il renferme une mutation de la prolation majeure enprolation mineure par la notation rouge, sur les paroles d’unechanson dont le commencement et la lin manquent dans le fragment.Nous donnons d’abord le fac-similé de celui-ci, puis la traduction ennotes modernes.

(I) A plaine and casie introduction to practical musick (London, 1597, in-fol.) ; annot. tothe page 9.