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accident heureux. Ils doivent même les chercher, estirer parti & enrichir leurs porte-feuilles des études qu’ils;en font.
Les atbriflëaux entrelaffent & entremêlent quelquefoisde la manière la plus agréable leurs branches , leursfeiiillages & leurs fleurs. Le fep d’une jeune vigne }qu’on abandonne à elle-mén e, s’étend par des courbu-res , modèles de fbupleffë & de grâce , à plufîeurs arbresvoifins , & rattachée aux branchés , Ce plie en guirlandesde 1 un à l’autre. Un jeune enfant vient s’y lufpendreSi s y balancer, en Ce fouriant à lui-méme. Une jeunefille a quelques pas de-là , Ce blottit dans un buiffon derofes, & délirant d’y être lurprife, rougit d’une inten-tion qu’elle ne croît pas cacher alfez bien ; une autres approche d’une fontaine, &, iî elle eft feule , s’occupea s y mirer avec complaiiànce : elle fe plonge enfuitedans l’eau, & l’Artifte qui a furpris ou qui imagine cescaprices & ces jeux de la Nature, vivante ou inaniméeen les détachant de tout autre objet, les difpofe par descombinailbns ingénieufes; il les agence fur une furface,.fouvent à différeras étag .s ; & fur un fond arbitraire, ilexécute des compofitions du genre qui fait le fujet decet article.
Faut-il les varier ? L’Artifte inllruit, dont l’imagina-tion ne doit pas être moins féconde qu’aimable, affem-ble & dilpofe des étoffes riches ou légères qu’il fufpend ,qu’il rattache avec grâce , comme on le fait en décorantdes tentes, des pavillons , des portiques, des balcons depalais, ou les bofquets dans lelquels Alcine vient d or-donner des fêtes pour Roger.
Le Peintre d ’arabefques a-t-il le projet de s’éloignerde la Nature pour enrichir & caracténfer fes campa-