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Tome premier.
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ARA 9j

éloignent en fe découpant fur des fonds arbitraires, enne fe montrant difpofées la plupart que fur un mêmeplan, & en n’offrant d’effet relatif à l’enfemble d’un ta-bleau , que ce qu’en peuvent produire quelques branchagesentrelaffés avec art, qu’on auroit arrangés & attachés furun mur.

Si les arabefques n’étoient compofé-s que de brancha-ges & de fleurs , on pourroit croire que leur idée auroitété fiiggerée par les préparations que les hommes em-ploient aflez généralement à la célébration des jeux &des fctes. En effet, les hommes de tous les temps &prefque de tous les pays ont cru appercevoir des rapportsentre ces objets riants & les fêntimens de joie qu’ilséprouvent & qu’ils cherchent à fe communiquer ; maisnos arabefques offrent des afîemblages qui s’éloignenttellement de ces idées (impies , dont je viens de parler ,qu’on ne peut leur trouver de modèles vrai-fêmbiablesque dans les chimères produites par le fomraeil.

Les arabefques peuventdonc être appelles les rêves dela Peinture.

La raifon & le goût exigent qu’ils ne fbîent pas deslonges de malades , mats des rêveries femblables à cel-les que l’opium, artifîement dofé, procure aux Orientauxvoluptueux , qui les préfèrent quelquefois à des erreursmoins chimériques.

Ces chimères pittorefques reffemblent encore à cellesque fe forme lajeuneffe, dans les heureux momens oTt,difpofée à folâtrer & à rire , elle ne reçoit que desidées agréables & gaies de tout ce que lui préfente laNature.

D’après ce que j’ai dit, les Peintres d , arabefques nedoivent pas perdre de vue les formes naturelles & les