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Tome premier.
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écarte, plus ott s’éloigne des véritables convenances dîtgenre.

Artiftes, qui, par délaffement de travaux plus férieux ,vous exercer à compolèr des arabefquts , que vos tlu*ceaux, que les agencemens des.parties louples & flexiblesdont vous faites ia charpente légère de vos ornemens,n’a.yent donc rien de forcé ; que l’élégance & la gracSles dilpofent. Il faut qu’en les voyant, on imagine qu’unhalàrd , un vent léger , la plus naturelle induftrie , celled’un enfant, ont courbé, enlalTé, guirlande les jeunesbranches des arbriffeaux & les fleurs que vous employez.Moins on met d’effort à former une couronne de rafes ,plus fon contour «fl agréable. La peine laiffe par-toutfa trace. On le voit, on le fent dans l’expreffion , dansle difcours , dans le gefte , dans l’adion & dans tout cequi eft lulceptible d’ailànce, de naturel & de grâce.

Songez encore , lorlque vous placez les objets dontvous enrichiffez vos arabefques , & quand vous les diP*pofez les uns fur les autres , pour remplir un efpaoe,Souvent ingrat , auquel vous êtes aflùjetti , longez -,dis-je , que ce qui eft plus folide doit foatenir ce quieft plus léger. Tout ce qui s’élève, foit par la végéta-tion , foit par rinduitrie naturelle des hommes, luit cetteloi néceflàire. D’ailleurs, tous las objets tendent à dï&ii-nuer & à s’alléger d’autant plus qu’ils s’éloignent de laterre & qu’ils participent davantage de l’ait qui les en-vironne.

La pondération eft une loi univerfëile. Les corps jles plus légers même, y font fournis. Celui qui regardeun objet manquant d’appui, un poids qui ne parort pasluffilâmment lôutenu , un aflëmblage de parties non équi*librées, éprouve une fenfation inquiète & .pénible*