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Tome premier.
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lefquels ils font défîmes, mais encore fur les relationsdes moeurs mêmes de l’Artifte avec fes occupations.

La blenféance générale, par rapport à la nature desouvrages de Peinture, exige qu’ils ne bleffent pas lesmœurs publiques. C’eff une relation de l’Art avec laNature , & de la Nature avec nous.

La blenféance , par rapport à l’Artifte, fiippofe quela profelfion, fufceptible d’une conlîdération qu’on luiaccorde lorlqu’il s’y diflingue, efl, par réciprocité, aflîi-jettie à des devoirs relatifs aux mœurs publiques qui nedoivent point être bleffées, comme je l’ai dit, dans fesproductions. L’attention publique que s’acquiert l’Ar-»rifle, en exerçant fon Art avec la blenféance qui faitpartie de les fuccès, va julqu’à faire fouhaiter que lèsmœurs n’altèrent point la conlîdération qu’on eft dif-pofé à lui accorder. Un principe focial dont la véritéefl démontrée , ç’eft que les hommes, dont les occu-pations ou les fondions fixent les regards de la fa-ciété ou ils vivent, lont tenus d’honorer leur état, pa£les vertus, & les blenféances qui y ont le plus de rap-iport.

Mais une prérogative diflindive que les Artifles doiventà la nature de leurs occupations, c’eft que les Arts portentceux qui les exercent à une élévation habituelle & fen-iîble, par les méditations qui leur font nécefiaires, parla lolitude, ou du moins la retraite où ils les entraînent,& par les idées de perfeâions dont ils font obligés de 1©pourrir fans ceflë.

Aufli peut-on préfilmer qu’une république d’Artiffes ,■n éléyeroit pas de monumens aux vices , & à la barbarie.On a droit de croire, par les fentimens dont on voit laplupart d’entr’eux animés, & fouvent ayec enthoufiafine,