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'que ce ferolt toujours, de préférence * les adions écla-tantes de vertu , la grandeur de l’ame , la fenfîbilité quiïnfpireroient-leur pinceau , leur cifeau & leur burin. Maisfi les Arwlîes en corps font républicains & vertueux parl’effet de la libéralité attachée aux Beaux-Arts, il eft tropmalheureufement vrai qu’individuellement ils font plusou moins efclaves des circonftances & de- la néceflited’attendre un prix de leurs travaux.
La bienféance , relative aux lieux & aux perfonnes àqui font deftinés les ouvrages, eft une liaifon d’idées deplufîeurs vertus , avec les rangs , les cultes & les indivi-dus qui font ufâge des ouvrages des Arts. D’où il réfulteque certains tableaux peuvent, fans inconféquence, n’étrepas regardés comme melféans ou contraires à la bienféancedans l’intérieur de la maifon d’un homme du monde, &le paroître chez un miniftre de la religion & de la juftice;que les Peintures employées pour orner un théâtre, unelàlle deftinés à des jeux, ne font pas aftreintsàune bien-'féance aufli févère que celles qu’on emploie dans untemple ou dans un palais de juftice.
Plufîeurs nuances plus délicates de ces bienféancescombinées n’ont peut-être pas, dans nos mœurs pre-fêntes, de lignes de démarcation bien précifes ; maisdans les doutes qu’on peut élever fur ces limites, il efïun Tribunal qui juge févérement, même dans les fo-ciétés relâchées. C’eft celui du Public, lorfqu’il s’ex-plique ouvertement fur les objets des convenances :en effet, il Ce rapproche toujours le plus qu’il lui eftpoflïble de la raifon , par l’effet d’un pouvoir auquel fleft comme forcé de fe foumettre. C’eft ce Juge fouve-rain qui condamne ce qui bleffe les mœurs, même lorf*qu’elles font coypmpues 3 c’eft lui qui juge févérement