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Tome premier.
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• Cependant, d’après les loix d’un goût éloigné de tropde févérité , la bordure d’un tableau, ainfî que la parured’une femme , ne doit point fixer les yeux, en les détour-nant trop de l’objet qu’elle embellit ; mais l’une & l’au-tre doivent faire valoir les beautés dont elles font l’or-nement.

Voilà le principe élémentaire , d’après lequel on peutaifément tirer, relativement à la bordure , toutes lesconféquences qu.e ce fujet peut demander.

La proportion que doit avoir en largeur une bordure,eft affez difficile à déterminer. Je crois qu’il feroit peut-être poffible d’établir quelques règles générales en fe rap-prochant de celles dont l’Architedure fait le plus d’ulage-,relativement aux relations proportionnées des parties en-tr’elles ; mais faute de ce fecours , la loi qui prefcritd’éviter toujours les excès , prefcrit de ne pas donner àun très-petit tableau une bordure d’une grandeur difpro-portionnée & choquante, ou à un grand tableau un enca-drement mefquin. L’un reffemble à un homme habillétrop fkccinélement ; l’autre aux têtes mignonnes, de nosjeunes beautés, lorfquelles fe trouvent perdues dans unecoëffure d’une hauteur & d’une largeur ridicules. Ellesoublient leur intérêt, & l’on oublie celui du tableau qu’onpare mal-adroitement. Car, dans tous les objets qui nousfrappent, nous ne fommes que trop enclins à regardercomme les plus importons ceux qui brillent davantage ,ou ceux qui étalent plus de ricfaeffès. Le luxe des bor-dures femble, à la vérité , déguifer la médiocrité desouvrages ; mais indépendamment de la dépenfè peu fo-lide & de l’embarras que donnent ces omettions, qui tien-nent trop de place , ils font fort fujets encore à s’altérereu à fe couvrir de poufîïère -, eette fhperflulté conduit

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