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de cet Art deviendroît aifémentun traité, ce qui ne peutconvenir à cette forme d’ouvrage.
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BRILLANT. On dit, un ton brillant , une couleur,une lumière brillante ; on dit encore : ce tableau attirepar le brillant de fon colons.
L’effet de la lumière & l’imitation de fes effets attirenteffeâivement la vue. Dans la Peinture, on dit, en parlantdes moyens par lefquels on imite la lumière & fes effets ,fur-tout lùrfqu’ils font heureux , qu’ils appellent le fpe&a-teur; mais lorfqu’on appelle quelqu’un, on s’engage àfàtisfaire l’empreffement qu’on lui occalionne. Le tableaubrillant femble donc contra&er l’obligation d’offrir à ceuxqu’il a attirés , plus de perfeâion que le tableau qui felaiffe chercher. Dans une galerie, dans un cabinet de ta-bleaux , on court vers l’ouvrage brillant , perfuadé qu’ildoit répondre à l’idée qu’on s’en forme. Autant en arrivefouvent aux hommes, & l’on eft aflèt fouvent trompépar la nature & par l’imitation.
Cette réflexion ne fuppofe pas cependant qu’il failleregarder ce charme qui attire comme un défaut. LaPeinture , principalement , doit au fens de la vue unpreïnier tribut. Mais il faut dire & répéter à la jeuneffe ,pour qui l’éclat & le brillant en tout genre ont tropd’attrait, qu’il efl plus aifé de promettre ainfî , que detenir cette forte d’engagement. Souvent le brillant de lacouleur nuit à l’accord eflcntiel que le fpeélateur attiréne manque pas d’exiger , lorfqu’ii s’eft placé dans lepoint de vue du tableau. La plus grande partie desouvrages des grands Maîtres font recommandables parl’aççgrd & par l’harmonie, foit de la couleur, fait ,de la