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Tome premier.
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m’étendre davantage fur l’influence que le {yâême , otfl’habitude ou la négligence à fe défendre de l’abusdes moyens de pure convention , ont fouvent dans laPeinture.

BROCANTER, BROCANTEUR, BROCANTE ,BROCANTAGE. Brocanter , lignifie vendre en détailou troquer des tableaux, des ouvrages de luxe , desbijoux, des meubles d’agrément.

Le Brocanteur eft celui qui exerce cette profeffion ,dont les opérations font d’autant plus arbitraires, qu’ellesfont fufceptibles de plus de combinaifons mercantiles &plus dépendantes des fantaifies & des modes.

La brocante ou le brocantage font des termes du lan-gage familier de la Peinture , & ces termes délîgnent lesopérations dont j’ai parlé. On peut obferver que notrelangue offre , à l’égard de quelques profeflions ou mé-tiers , des dénominations qui emportent avec elles uneidée de la manière dont ils font le plus fouvent exercés.On entend généralement par Maquignon , non-feulementun homme qui vend & troque des chevaux , mais celuiqui dans ce commerce eft taxé de joindre fréquemment àl’intelligence permife , une adreffe & des artifices moinseftimables. On a moins de confiance au Cabaretier qu’auMarchand de vin en gros. Le Brocanteur eft regardéen général comme étant à-peu-près, à l’égard des ta-bleaux dont il fait commerce , ce que le Cabaretier &le Maquignon font à l’égard du vin & des chevaux. LeBrocanteur eft donc taxé juflement ou injuftement devendre ou de troquer le plus adroitement & le plus avan-tageufement qu’il le peut , des marchandifes fouventdéguifées & frelatées, L’idée que le Public a attachée