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tient & qui lui ejft Convenable ; ce doit être le loin d’uneadminiftration éclairée, & ce foin demande plus d’adreflèqu’on ne penfe ; car il faut qu’elle foit perluadée que ,quelque mérite que puiffe avoir une produéïion , où letalent fe trouve déplacé, elle efl toujours imparfaite,réprélienlîble au jugement de la raifon, & nuilïble augoût.
Au relie, il elî certains Camay eux néceflâires dans lesembelliffemens des théâtres, dans les fêtes , les Ipeéla-cles, les décorations ; ils font eltimables lorlqu’ils imi-tent avec art & avec intelligence des fines, des bas-reliefs, des ornemens de bronze.& de marbre, des camées.Et ce que j’ai dit, en général, des camayeux ne regardepoint du tout ees genres autorifés, qui d’ailleurs font desimitations , des repréfentations d’objets réels & non pasdes matières & des fubfiances idéales , des couleurs fan-talîiques ablblument arbitraires.
Les rehauffés et or entrent dans les camayeux dont jeviens de parler , & peuvent être heureufement employésdans des plafonds.
Je ne confeiilerai rien fur les camayeux que j’aidélignés pour en blâmer l’ulàge'. Les Artifles, fans goût& fans principes arrêtés , liiivent les caprices du Publicignorant qui les égarent lorlqu’ils ont la foiblelfe de lelailfer maîtrifer; mais je dirai à ceux qui font lufcepti-bles d’être confeillés : ne vous permettez ejue bien rare-ment des emplois trop faciles de votre talent, ou desouvrages que vous regardez comme des fantailîes & desabus de l’Art. Peignez la nature colorée, & fongez en-core que lî vous adoptez avec trop de préférence certainesteintes, certains tons de couleur, vous approcherez dansvotre coloris des camayeux dont j’ai parlé.