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choix, & de né les prodiguer que relativement à l’effetque vous voulez produire fur les objets principaux. Ilil’eft pas iiécelTaire que dans là repréfentation d’unefcène intéreffante qui fe paflè dans un lieu champêtre „■Vous particularisiez le caractère de chaque objet du fîte ;quand on ne diftingueroit pas , comme un Naturaliftepourroit le faire, l’efpèce des arbres de vos fonds ,■ l'es-pèce des plantes qui enrichiffent le terrein , on ne vousen fera pas un crime ; & fi tout au contraire des foinstrop minutieux, à cet égard , avoient l’effet de trop atta-cher les regards, & de les détourner des objets princi-paux , on vous reprocheroit la diftradion que produiroitVotre excès d’exattitude en détournant les yeux de l’objetprincipal.
Le caractère particulier dans la Peinture efî doncfournis , comme vous le voyez , à des règles ou à desConvenances qui n’ont point lieu dans la nature ; vouspourriez vous étonner que je femble autotifer pat-là une.forte de licence, ou d’imperfedion ; mais je ferai aifé-ment juflifié dans votre efprit, lorfque vous connoîtrezpar expérience que la repréfentation artielle a befoin des^ fecours , qu’exigent tout à la fois les bornes de l’Art ,& la néceffité de fuppléer par l’artifice à Ce que l’Artne peut faire. Lorfque dans la nature on confidère uneadion, l’intérêt qu’elle occafionne détourne puiffammenti attention du fpedateur, de tout autre objet que de celuiqui le fixe. L’adion & fur-tout le mouvement de ceuxque l’adion intéreffe , arrête lés yeux, & alors les ca-ractères particuliers de tout ce qui n’eft qu’acceffoire,quoique toujours exiftant dans les objets de la nature,difparoiffent, pour ainfî dire, aux regards fixés fur desItres animés. Si les objets acceffoires préfentent encor*Jome L $£