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'4 •vérité démontrée eft l’objet auquel elles tendent fanscelTe.
Les Arts libéraux , fondés fur l’imagination, & quivivent, pour parler ainfî, d’illufîons & de preftiges , doi-vent être & font malheureufement plus favorables aacharlatanifme, qu’aucune des autres connoiflances humai-nes. L’Art eft indifpenfible pour exercer avec luccèsl’Eloquence, la Poëfîe , la Peinture. De l’Art à l’artifice ,il y a bien peu de diftance , & moins encore de l’artificeà la charlatanerie, dont l’artifice eft la bafe. Les cen-noiffànces humaines & les lumières feroient fans doutedes progrès trop rapides , & iroient trop loin fins lesobftacles que la vanité puérile, la jaloufie & la cupidité yoppofent par tous les moyens qui leur font propres.
La Peinture , proprement dite , devroit fe défendrecontre les effets de la charlatanerie : car la repréfenta-îion ou l’imitation de la nature eft foumife à être con-frontée avec elle. Mais comme cette repréfentation n’eftque feinte, qu’il faut par conféquent que ceux qui enjugent, entrent dans quelques conventions & quelquesconnoiflances des parties qui conftitueni l’Art de peindre jceux qui l’exercent peuvent employer & emploient quel-quefois des artifices contraires à la jufteffe des idéesqu’on doit avoir, par conféquent nuilîbles au goût & auxArts en général.
Il Ce pourroit qu’on effayât peut-être de juftifier ceuxqui fe permettent les artifices dont je veux parler, endifint que fi , relativement à des ouvrages regardésde plus en plus comme objets de pur agrément, l’Artifteparvient à établir, dans l’opinion des perfonnes peuinftruites qu’il met dans l’erreur, une convidion & unefatisfadion qui les détermine à louer & à évaluer fes