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qu’il luppofe arriver dans les intervalles qui divifentchacun de fes aâes.
Lorfque vous placez vos modèles pour defïïner oupour peindre, n’avez - vous pas foin de dilpofer leursmembres, de manière qu’ils foient plutôt unis que tropéloignés les uns des autres , & de manière aufîi que lalumière frappe principalement les parties qui, dans cemoment, vous intéreffent le plus ? eh bien, ce que vousfaites, prefque par inftinél, pour la fatisfadion de vosyeux , & pour la facilité & l’agrément de votre étude ,efl la règle qui vous conduira à opérer dans toutes lescirconffances, pour l’avantage de ceux qui verront vosouvrages.
Attachez les regards fur vos tableaux , vous aurezpar c et artifice, un moyen puiffànt d’attacher l’elprit.Dans les jouiffances que procurent les Beaux-Arts, quel-que Ipirituels que lôient ceux à qui l’on offre leurs pro-ductions , le.fens auquel elles s’adreffent pour parvenir àl’elprit ou à Famé, vient avant tout exiger ce qui luieft dû. L’efprit a beau fe prévaloir , il n’obtient rien quede la leconde main , pour ainfi dire : bienheureux en-core , lorfqu’il reçoit les impreffions qui lui font defti-nées, làns trop de complication.
Vous , dont le premier devoir eff de féduire , deflatter, de tromper la vue, étudiez donc avec un foinextrême les moyens qui peuvent vous faire parvenirà ces différens buts ; connoiflez les difpolîtions les plusfavorables au clair-obfcur; mais, comme il en eff uneinfinité , ne vous répétez pas par parefîe ou par habi-tude.
On peut attacher le regard , en enchaînant les lu-mières de façon qu’elles ferpentent dans la compofîtion ,