C O N
'de préceptes , par l’approbation authentique des corçéinflruits , ne laifferoient point de, doute £ur leur mérite ,• Si^croient vraiment ouvrages clalRques. Le complément decelui dont il efi queftion en entraînerait quelques autresqui n’ont point été faits. Tel que ferait, par exemplesun traité avec figures des monvemens démontrés im-poflibles , qui ferait la condamnation des attitudes exa-gérées , auxquelles la nature fe refufe , attitudes qu’em-jployent trop fbuvent les Artifles peu infîruits , ou en-traînés par un delîr de rendre Fexpreffion plus fenfîble,defîr que plufieurs prennent pour Finfpiration du génie.
On démontreroit donc par les loix de l’Ofiéologie &de la Myologie, que ces mouvemens , qu’on croit fouve-raine-inent expreffifs, expriment mal, puifqufils ne peu-vent exifter; que les raiforts, les jointures, les extén-uons fixés par la charpente du corps humain, ne peuven £fe prêter fans reffriétion à l’imagination , & l’on feroitfêntir que ces défauts nuifènt ablôlument à l’expreffion|>arce qu’il efi dans la nature des vérités qui, fins êtredémontrées à l’intelligence , font appréciées affez. jufiepar une forte d’inftinéï & par une fecrette confidence ,dont nous fommes généralement doués, fans nous en ren-dre compte.
On ajouterait à ces objets intéreffàns, pour la per-^eâion de l’Art, des détails infiniment intéreffàns , dontnous n’avons que des apperçu.s imparfaits , furies mufclesqui expriment des pallions fimples , fur le concours deceux qui expriment les paffions compliquées, les pallionsextraordinaires & les bornes que la nature a affïgnéesencore au jeu de ces mufcles ; enfin l’Anatomie pitto-irefque des animaux , qui entrent le plus fouvent dansles compofitions des Peintres, deviendrait nécelïaire pous